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jeudi 16 janvier 2014

Les chutes de Khone Pasoï

On avait manqué ces chutes lors de notre premier passage fin octobre en interprétant mal un panneau et en passant sous une grosse enseigne sans la voir. Sur ces chemins à vélo, la priorité est de regarder où on met les roues.

Pour accéder aux chutes, il faut passer un pont suspendu. On se retrouve alors sur une petite île.


Au bout du chemin, les chutes.


Celles-ci ont la particularité d'être prisée des pêcheurs, qui ont placé des structures pour abriter leurs nasses.



Photo VLAN

Pour récupérer la pêche, il faut souvent se mouiller, ce qui ne pose pas de problème apparemment, rapides ou pas. Celui là ira récupérer un seul poisson la clope au bec pour son casse croûte.



Les cousins y trouvent un terrain de jeu.


mardi 14 janvier 2014

La plage

On reprend les vélos pour notre sortie quotidienne. On part très tôt le matin pour éviter la chaleur.


La plage. On ne peut plus nager. L'eau a baissé et il n'y a plus de zone baignable (on se retrouve toute suite dans les rapides). Mais la plage pour les enfants, c'est tout de même magique.

Photos VLAN





Et là on se croirait dans une vallée de Cis-Jordanie.


C'est la main de Paul qui tient cet escargot. Les découvertes faunistiques et floristiques des parents pendant les balades alimenteront un calendrier de l'avent.




dimanche 12 janvier 2014

Don Khone, un mois plus tard

Nous retrouvons vec beaucoup de plaisir notre petite guesthouse et les gens tellement charmants qui s'en occupent.


Les enfants jouent avec Bè, la plus jeune des petites filles, quand elle revient de l'école et qu'elle n'est pas occupée à la cuisine ou au ménage...


On sent qu'on est passé en "saison haute", touristiquement parlant, car il y a beaucoup plus de touristes, c'est moins paisible que lors de notre dernier passage.

Mais encore une fois, on se pose et on prend le temps de vivre à notre rythme, de passer de longs moments avec les enfants.





On retrouve nos bonnes vieilles habitudes : café nom yen (café glacé, car le café n'est souvent pas terrible ici, alors gâché pour gâché, autant y mettre du lait concentré sucré et de la glace ! ), après déjeuner, shake avant le coucher du soleil.


Elle est pas belle, la vie ?

lundi 28 octobre 2013

Fleurs dans le Mékong

Au retour de Vat Phou, nous profitons d'être sur le Mékong pour rendre un hommage à mes grands-parents paternels. Ils ont été incinérés à Vientiane, et nous avions à l'époque dispersé leurs cendres dans le Mékong.

Un peu mal organisés cette fois-ci, nous achetons donc des fleurs à Vat Phou, sur une idée lumineuse de Luna.



Sur le chemin du retour en bateau, nous jetons dans les fleurs au fil de l'eau en pensant à Papy Henri été Mamyvonne, qui ont beaucoup compté dans ma vie de petite fille. 


Nous avons aussi pensé à mon père et ses frères et sœurs.


Après des années passées au Laos, mes grands-parents ont vécu à Marseille puis dans une maison tout près de chez nous, alors nous étions souvent les uns chez les autres. C'est là que j'ai été bercée par la culture laotienne : la langue, et bien sûr la cuisine, car ma grand-mère était une excellente cuisinière. Haute comme trois pommes (plus petite que moi, c'est dire !), Mamyvonne, toute douce, savait pourtant ce qu'elle voulait. Malgré une trentaine d'années passés en France, je ne l'ai jamais vue porter autre chose qu'un sinh.



Papy Henri était également un personnage. Écolo bien avant l'heure, il recyclait tout, les boîtes de soupes knorr en porte documents, les gants mapa en élastiques. Il ne sortait jamais sans ses tongs ou ses après-skis, selon la saison (et sans transition). Il me racontait toujours les mêmes blagues qu'il découpait dans télé 7 jours et conservait dans des boites de camembert.


Au cours de ce voyage, j'en ai appris davantage sur ce fameux 9 mars 1945 qu'il évoquait chaque année. Comme tous les fonctionnaires français, il a été arrêté ce jour-là par les japonais. Ma grand-mère a donc du fuir jusqu'à Paksé avec ses deux enfants, Michel et Janine, alors qu'elle était enceinte de mon père. Michel m'a raconté ses souvenirs de ce périple, alors qu'il avait l'âge d'Oscar. Ils s'arrêtaient la nuit pour dormir dans des salas et lui avait une peur bleue des tigres, il y en avait encore beaucoup à l'époque. Il ne fallait surtout pas qu'on remarque qu'ils étaient français, alors lui cachait son nez dans sa main pour ne pas se faire repérer.
J'imagine le courage dont elle a du faire preuve, seule avec ses 2 enfants, morte d'inquiétude pour son mari : les japonais exécutaient parfois les prisonniers avec un sabre... De sa captivité, lui n'a jamais rien raconté. Il a été libéré en août  , lors de la capitulation du Japon.

Ils sont revenus finir leurs jours dans leur pays, et sont décédés au début des années 2000.

Merci Papoute pour les photos d'archives.